La réception d’une communication pour un humain se fait nécessairement par l’un de ses cinq sens. Et plus particulièrement la vue et l’ouïe. Les espaces correspondants aux canaux visuels et sonores sont d’une part « l’espace visuel » (espace physique réel qui permet la formation d’images) et l’espace des fréquences acoustiques. Ces deux espaces sont libres d’accès en émission et en réception : si je hèle un ami dans la rue, toute personne à portée de voix est libre de m’entendre. Et mon écran d’ordinateur forme une image accessible aux personnes qui m’entourent…

Ce défaut de « directivité » de nos moyens naturels de communication se répercute sur les droits d’accès associés aux adresses appartenant à d’autres canaux. Ainsi un numéro de téléphone est bien privatif, mais si j’utilise la fonction haut-parleur l’autorisation d’accès en réception est étendue à l’ensemble des individus à portée.

Ces adresses appartenant à d’autres canaux font donc appel à des adresses visuelles ou audio (écrans d’ordinateurs, contenu d’une lettre,…) pour délivrer le contenu de leurs messages. Il y a nestage des adresses. Et il y a composition de droits d’accès à chacune des adresses : mon adresse email m’est personnelle, mais la consultant au travers d’une adresse mon écran de téléphone portable par exemple) qui est librement accessible (à mon voisin dans le métro), le droit d’accès résultant à cette adresse est l’ensemble des personnes à portée (donc moi et mon voisin). On en profite pour noter que les droits d’accès sont donc très dépendants de la technique d’accès utilisée (du type d’écran par exemple).