1. J’ai découvert le service Mint. Il a un sérieux air de VRM. Dans le principe il présente des similitudes avec le projet Hestia, sauf que Mint fournit des services basés non sur l’historique détaillé des achats mais sur l’historique bancaire. Du côté du business model, la fourniture de ces services gratuits génère un trafic qui est monétisé par du marketing ciblé de produits financiers. J’ai découvert ce service dans un article de Wired traitant du data scraping. Mint fait en effet appel à des bots pour récupérer l’information bancaire sur les comptes des utilisateurs. Cette pratique est risquée puisqu’elle dépend de l’accord tacite des sites sur lesquels sont récupérées les données. Il suffit que ceux-ci change d’opinion et, l’article en donne des exemples, l’accès aux données si précieuses se trouve fermé. Nous n’en sommes pas encore à l’aire de l’Open Data, et l’exemple de la mésaventure récente de Robert Scobble avec Facebook (qui l’a banni prétextant un enfreint aux Terms of Use pour l’utilisation d’un script).

  2. J’envisage une série de billets autour de Monde des données et du web sémantique, il faut maintenant que je me décide à attaquer ce gros morceau…

  3. J’ai en préparation une série sur les espaces contigus/continus, sur la navigation, et sur les spécificités des univers 3D. Je manque cependant de recul, j’utiliserai donc un style plus décousu. Plutôt que d’attendre que les idées s’articulent bien les unes aux autres il me parait intéressant de les partager dès que possible même si l’intelligibilité s’en trouve affectée.

  4. Je pourrais définir cette dernière manière de publier comme la transcription de ce que les anglophones appellent des train of thoughts. Ces ToTs pourraient se définir comme une succession d’idées loosely joint. Il ne me semble pas qu’en français nous ayons de termes équivalents. De même que dans les domaines techniques les anglophones en général à l’origine des innovations disposent d’une antériorité dans le choix des termes que nous reprenons ensuite tels quels. Sans me faire un croisé de la langue française, il me semble qu’introduire tôt un terme français pourrait permettre son adoption. Je ne suis pas opposé à l’utilisation de termes provenant de l’anglais mais la diversité, la richesse du vocabulaire n’a jamais nui à l’expression. Et la dérive lexicale aidant, une traduction française pourrait se retrouver après quelque temps à désigner tout autre chose que le terme anglais d’origine. Voire permettre la formation de nouveaux concepts inexistants en anglais…

  5. Je commencerai donc moi-même ici en proposant deux traductions : pour Train of thoughts, pourquoi ne pas utiliser une chadie (contraction de « chaîne d’idée »). Il est ensuite possible de dériver un verbe chadier. Dans un article précédent je proposais urbadination pour urban computing. Un autre terme peut-être moins laid m’est venu : urbatique. Qu’en pensez-vous ?